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1-Pourquoi "Un bee-book ?"



C’est une idée qui a commencé à germer dans mon esprit l'été dernier en visionnant les reportages d'Arte "Les maitres des abeilles", une série documentaire sur la cueillette du miel à travers les continents...



(Mon illustration de la récolte de miel au Népal : la taille des rayons !!!)



Pour me préparer au mieux au stage d’"initiation à l'apiculture" auquel je m’étais inscrite pour septembre 2021, j'avais recherché des vidéos sur le sujet et ces 15 épisodes furent passionnants. Suite au stage, l'acquisition d'une ruche et d'une colonie ne s'est pas concrétisée car dans ma ville du Val de Marne, il y a déjà un rucher et il est difficile de trouver un endroit où mettre le mien.

Ce stage ne pouvait pas avoir été réalisé en vain ! Il fallait trouver un sens à toutes ces démarches et faire le lien entre mon statut d’artiste et cette nouvelle compétence acquise : prendre soin des abeilles.


Ce qui m'avait particulièrement touché dans le reportage cité en introduction, c'est l'épisode sur la Slovénie. Depuis des siècles on peint les ruches en couleurs avec de jolis motifs et des planchettes d'artistes sont fixées au dessus de l'entrée des ruches. Je me suis alors mise à rêver me promenant dans la campagne alentours et découvrir de jolies ruches décorées...


Il m'a fallu plusieurs mois pour prendre la décision d’écrire un e-book. Quel a été le déclencheur ? Depuis 2019, j’assiste à la Master Class d'  « Élodie Illustrations » qui donne des conseils aux illustrateurs professionnels. En ce début d'année 2022, quand elle a évoqué l’écriture d’un e-book pour diversifier ses activités, pour la première fois, je me suis dit qu’écrire pouvait me correspondre.


Plus de 1 800 000 ruches en France en 2021... Il va en falloir un paquet d’artistes pour concrétiser mon rêve ! Et pour véhiculer l'idée, pour partager un savoir-faire, quoi de mieux qu'une trace écrite, une rubrique de blog, un e-book ou encore un livre ? Tout naturellement un titre s'est imposé :

"Dessiner pour les abeilles"


Ce titre interpelle de façon volontaire. Pour m’aider à mettre en place cet e-book et son téléchargement, j‘ai postulé pour la formation "suns" de "Social Builders" ( une association qui aide les femmes "entrepreneures" à se former au digital). Et mon projet a été retenu.


Pour l'anecdote, après avoir pitcher mon projet et évoquer le titre de mon e-book, on m’a demandé :

« Tu dis "dessiner pour les abeilles", mais ce n’est pas vraiment pour elles, non ? »


Hé bien si ! Voir des ruches illustrées, ou peintes de plusieurs couleurs, c’est avant tout un plaisir des yeux pour nous humains, c’est vrai. On a en face de soi plus qu’une petite maison en bois, mais une œuvre d’art en pleine nature. Et déjà là, on tient un magnifique sujet qui aurait une portée hautement artistique. Mais « Dessiner pour les abeilles » implique une création utile à l’insecte, qui déclenche la reconnaissance de son habitat parmi des centaines de boîtes qui se ressemblent.


Voici donc le titre complet (et la première de couverture) :




Qu’est ce que la dérive ?


On dit qu’une abeille dérive lorsqu’elle se trompe de ruche lors du retour de butinage : elle entre dans une ruche voisine. Or, à l’entrée de chaque ruche, il y a des gardiennes qui défendent farouchement la colonie contre les intrus en les chassant ou en les tuant. Si une abeille arrive bien chargée de victuailles, il est possible qu’on la laisser passer mais cela entraine un déséquilibre dans le rucher.


Ce phénomène qui touche essentiellement les apiculteurs professionnels peut avoir des répercutions :


- sur le couvain, qui risque de se refroidir à cause d’un sous-nombre des individus dans la colonie ;


- le stock de nourriture de la colonie : la famine sévit dans les ruches où les butineuses vont déposer leurs ressources alimentaires ailleurs, Cela peut entrainer le pillage des ruches voisines avec beaucoup de dégâts qui peut entraîner la perte d’une des colonies ;


- les interventions de l’apiculteur : de l’excès de nectar dans certaines ruches entraine une gestion difficile de la colonie car il faut maitriser la ruche surpeuplée. Il y a en moyenne 50 000 abeilles dans une ruche et en haute saison cela peut aller jusqu’à 80 000, la construction des rayons pour stocker le miel et le pollen peut devenir anarchique ! Il devient également difficile de prévenir l’essaimage.


- sur les jeunes reines fécondées, si elles ne retrouvent pas leurs ruchettes après le vol nuptial, et dans leurs cas, l’erreur serait fatale car une colonie n’acceptera pas une reine étrangère !


- la propagation des maladies et des parasites dont le varroa (acarien qui affaiblit la colonie).


Dans cette description des conséquences de la dérive, je pense surtout à la mort prématurée d'abeilles dû à de mauvaises conditions d'exploitation. Cette idée insupportable a motivé mon projet.




Comment éviter la dérive ? Quelle vision possède une abeille ? Comment distingue-t-elle les couleurs et les formes ?

Les réponses à ces questions seront l'objet de mes prochains articles !



Si mes abonnés à la newsletter vous parlaient de ma lettre de bienvenue, ils vous diraient que je veux ce blog coopératif, comme un lieu d'échange et de partage d'expériences. Vous êtes donc invités à nous faire connaître vos remarques, vos réactions et vos sentiments en commentaires !



Dans l'attente de vous lire,




Dailykatement vôtre,


Illustratrice











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